Un collaborateur de l’IST passe sa thèse avec succès
published Monday 10 May 2010
Kaspar Schmid vient d’obtenir son doctorat ès Sciences de la vie (PhD). Sa thèse portait sur « Assessment of the occurrence of nanoparticles in the Swiss industry and evaluation of the appropriateness of the measurement devices to determine the workforce exposure ».Le but de son étude était de produire les données fondamentales nécessaires pour une estimation quantitative du niveau d’utilisation actuel des nanoparticules dans l’industrie suisse et d’évaluer les méthodes nécessaires pour mesurer l’exposition professionnelle aux nanoparticules. Dans un premier temps, cette étude a pu déterminer les matériaux utilisés dans l’industrie et les branches dans lesquelles ils sont utilisés. Ensuite, les caractères appropriés des méthodes et dispositifs pour déterminer la concentration de particules ont été évalués. Etude pilote : lors de la première phase, une étude de faisabilité par entretiens téléphoniques avec des responsables santé et sécurité d’entreprises suisses supposées utiliser ou produire des nanoparticules a été effectuée. Cette étude a donné une image détaillée des types et des quantités de nanoparticules utilisées dans les entreprises contactées. Des quantités considérables (>1’000 kg par an et par entreprise) de particules de combustion ont été déclarées par ces entreprises. La quantité mentionnée la plus fréquente était cependant de 100 kg par an. Enquête représentative : Dans la deuxième phase, une étude représentative du niveau d’utilisation des nanoparticules en Suisse a été réalisée. Elle portait sur un échantillon représentatif des clients de la SUVA (Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents) qui assure la grande majorité des entreprises suisses. Elle a fourni des informations sur le nombre d’entreprises et de travailleurs utilisant des nanoparticules en Suisse. L’extrapolation à partir des entreprises sélectionnées à toutes les entreprises du secteur de la production en Suisse, indique que 1’300 travailleurs sont potentiellement exposés aux nanoparticules dans 600 entreprises. Ces 600 entreprises correspondent à moins d’un pourcent des entreprises du secteur de la production.En conclusion, ces deux enquêtes ont montré que l’utilisation de nanoparticules est une réalité dans de nombreux secteurs industriels en Suisse et que certaines entreprises en utilisent d’importantes quantités. L’enquête représentative a montré une faible utilisation de nanoparticules dans la plupart des branches de l’industrie suisse et conduit à la conclusion que l’introduction d’applications industrielles employant des nanoparticules (spécialement hors de l’industrie chimique) n’en est qu’à ses débuts. Malgré le faible nombre de travailleurs potentiellement exposés, cette recherche souligne un sérieux besoin d’évaluation de cette exposition. Evaluation des méthodes pour mesurer : la troisième partie se focalise sur la mesure des nanoparticules, notamment en ce qui concerne les mesures d’agglomérats des nanoparticules. Cet aspect a été choisi parce que les deux enquêtes précédentes ont montré que les poudres de nanoparticules sont fréquemment utilisées dans l’industrie d’une part, et que des discussions avec des utilisateurs et le producteur de ces appareils ont révélé que la mesure de poudres est une des grandes faiblesses de ces méthodes, d’autre part. Pour mesurer les concentrations de particules de taille inférieure à 1µm, il existe plusieurs méthodes. C’est pourquoi les études préparatoires pour la mesure de l’exposition au travail se sont concentrées sur les poudres d’agglomérats de nanoparticules et ont révélé plusieurs incertitudes et facteurs confondants pour l’évaluation en situation d’exposition professionnelle.• Des erreurs évidentes de certains appareils• Des différences importantes (jusqu’à mille fois) entre les valeurs d’expositions de certains appareils• Des incertitudes spécifiques dans l’évaluation de l’exposition professionnelle liée au processus :o l’interaction entre les particules ambiantes et les particules provenant du processus,o la perturbation de l’évaluation de l’exposition par des particules provenant d’un aspirateur engagé dans le processus. Il est très important de comprendre l’exposition et de savoir comment atteindre des mesures correctes, en raison des effets potentiels des nanomatériaux sur la santé, non encore totalement connus. Cependant, les différentes recherches préparatoires ont montré la nécessité de valider de nombreux dispositifs et méthodes de mesures des nanoparticules spécifiquement pour la mesure des agglomérats. Ces travaux sont nécessaires avant de pouvoir conduire de nouvelles études systématiques sur l’exposition industrielle.
Quels conseils donner aux apprentis allergiques ?
published Thursday 07 May 2009
La brochure « Quels conseils donner aux apprentis allergiques ? », de D. Olgiati des Gouttes & M.-A. Boillat, vise en premier lieu à sensibiliser les médecins généralistes et les spécialistes concernés par les problèmes d’allergies qui peuvent survenir avant et pendant l’apprentissage chez des jeunes atopiques ou non. Elle présente également un intérêt pour les jeunes travailleurs et toute personne en contact avec eux: conseillers en orientation professionnelle, infirmières des écoles professionnelles, spécialistes de la santé au travail, maîtres d’apprentissage, parents, employeurs, etc. Cette démarche de prévention primaire a pour but d’éviter aux apprentis des écueils de carrière professionnelle. Fruit d’une réflexion entre une allergologue et un médecin du travail à partir de cas réels, la brochure est conçue comme un « outil » de conseils pour plusieurs métiers fréquents. Elle comprend également un rappel législatif et des informations sur les démarches à effectuer lorsqu’un problème d’allergie survient au travail. La brochure peut être téléchargée sur notre site (brochure PDF) ou commandée gratuitement en envoyant vos coordonnées à l’adresse suivante : info@i-s-t.chou encore par téléphone au 021 314 74 21
Recherche : une première en Suisse, le « nano-inventaire »
published Tuesday 17 March 2009
L’IST a évalué le degré d’utilisation des nanoparticules dans l’industrie suisse. Cette étude représente une innovation mondiale. Pour la première fois on a pu chiffrer les entreprises utilisant ces matériaux. Les nanoparticules sont de très petites particules, dont la taille moyenne est inférieure à 100 nanomètres. Les dimensions de ces matériaux rendent leurs propriétés particulières. Dans le monde entier on s’intéresse à la question des nanoparticules et à leurs effets sur l’homme et sur l’environnement. Une estimation de ces effets n’est pas encore possible en l’état actuel des connaissances. La nanotechnologie connaît toutefois une avancée spectaculaire, car les applications et produits que l’on peut en tirer représentent un intérêt certain. L’IST a mené une enquête représentative dans le secteur industriel suisse, afin de chiffrer l’utilisation de ces particules et de déterminer l’état actuel des mesures de protection des travailleurs en contact avec ces matériaux. C’est une étude inédite au niveau mondial. Pour la première fois on a pu montrer combien d’entreprises utilisent des nanoparticules à l’échelle d’un pays. Pour plus de détails : En français : http://www.suva.ch/nano-inventaire En allemand : http://www.suva.ch/nanoinventar En italien : http://www.suva.ch/it/nano-inventario