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UNE NOUVELLE COLLABORATRICE DE L’IST A OBTENU SA THÈSE

publié le jeudi 26 mai 2011

Regina Studer a reçu son titre de Dr ès Sciences de la vie (PhD) de l’Université de Lausanne le 13 avril dernier. Le thème de la thèse était « L’anxiété de performance chez des étudiants musiciens : une recherche par approches multiples »

Les performances en public deviennent de plus en plus importantes dans un grand nombre de professions. Ce genre de situations déclenche une anxiété chez la quasi-totalité des gens. Tandis que quelques personnes gèrent leur anxiété avec succès, pour beaucoup d’entre elles représentent un problème majeur qui peut aller jusqu’à mettre en danger leur carrière. De nombreux musiciens et surtout des étudiants en musique sont particulièrement touchés par ce type d’anxiété.
C’est la raison pour laquelle cette thèse de doctorat avait pour but l’augmentation des connaissances sur le sujet de l’anxiété de performance chez les étudiants en musique. Ainsi, la première partie de cette thèse avait pour but d’augmenter les connaissances sur la survenue, le vécu, et la gestion de l’anxiété de performance. La deuxième partie avait pour but de tester l’hypothèse de l’existence d’un problème d’hyperventilation chez les musiciens anxieux avant la performance. Cette hypothèse était abordée de deux manières : premièrement, en étudiant l’association entre les sentiments négatifs de l’anxiété de performance et les symptômes auto-perçus concomitant de l’hyperventilation ; deuxièmement, en analysant cette association au niveau physiologique avant une performance privée (sans public) et avant une performance publique. Afin de comprendre la réaction de stress chez les musiciens de façon plus complète, quelques variables clés n’ont pas seulement été analysées avant la performance, mais aussi dans les phases durant et après les performances.
Les résultats principaux provenant des données auto-rapportées montrent que (a) le trac représente un problème pour un tiers des étudiants, (b) les étudiants expriment un grand besoin de soutien afin de mieux gérer leur trac, (c) il existe une association entre les sentiments négatifs de l’anxiété de performance et des plaintes d’hyperventilation auto-rapportées. Ce dernier résultat était confirmé au niveau physiologique, montrant qu’il existe une tendance d’hyperventilation chez les étudiants particulièrement anxieux. En plus, l’activation psycho-physiologique augmentait entre la performance privée et la performance publique et elle était plus élevée durant que avant ou après les performances. Il n’y avait principalement pas de lien entre l’activation physiologique et l’anxiété de performance. Finalement, la cohérence entre l’activation physiologique réelle et les variables auto-rapportées (anxiété, tension, symptômes physiologiques auto-perçus) était faible.
Etant donné le nombre élevé d’étudiants en musique qui considèrent que l’anxiété de performance est un problème et étant donné leurs besoins exprimés d’obtenir plus d’aide afin de mieux gérer cette anxiété, de meilleures connaissances de ce phénomène et son intégration dans le processus éducationnel sont primordiales dans un but de prévenir la survenue de problèmes au travail dans l’avenir. Au niveau physiologique, la respiration serait un bon moyen pour diminuer – mais aussi pour augmenter – l’excitation physiologique et mentale qui est associée à une performance publique. Un certain niveau de cette excitation est nécessaire à une bonne performance.